Notre programme

Répondons à l’urgence ensemble, ici et maintenant !

« Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ».

Charles Aznavour

Les quarantenaires et plus, issus des milieux ruraux modestes, se souviennent surement du regard et de l’importance qu’accordaient leurs grands-parents aux bonheurs simples de la vie et à la valeur donnée à toute chose.

Dans un contexte d’après-guerre, simplicité et sobriété étaient, par nécessité, de mise. Il fallait se débrouiller avec peu de moyens et le « fait maison » était légion. Les repas étaient principalement constitués du fruit des récoltes du potager, du ramassage des œufs du poulailler et à l’occasion, d’un poulet, d’une oie ou d’un lapin, élevés dans le jardin. Tout (ou presque) se récupérait. Les plantes sauvages, telles que les pissenlits et les orties, étaient préparées en soupe ou en salade, les épluchures cuisinées et l’art d’accommoder les restes, se transmettait de mère en fille.

Les bocaux de cerises, de cornichons et les confitures maison, ornaient les étagères ; les sorties hebdomadaires au magasin d’alimentation local, avec les filets à provisions ou les paniers en osier, suffisaient à couvrir le reste des besoins. Les bouteilles en verre étaient alors consignées et chacun prenait grand soin de les retourner. Parfois, quand le compte n’y était pas, l’épicier « mettait sur la note » et on réglait quand on pouvait ; les échanges et services rendus étaient monnaie courante alors.

Les liens étaient forts et les moments partagés nombreux. On jardinait, récoltait, cueillait, équeutait, fabriquait, partageait, réparait, bricolait…ensemble. La solidarité et l’entraide étaient alors une évidence.

Puis est arrivée, avec les 30 glorieuses, l’époque du tout jetable, de la consommation effrénée et sans limite, et avec elle une profonde modification de nos modes de vie, de notre rapport au temps et aux autres, de nos valeurs, nous conduisant inéluctablement aux dérives sociales, consuméristes et à la situation d’urgence climatique actuelle.

EffondrementRapports après rapports, les scientifiques nous le confirment un peu plus chaque jour : le constat est alarmant ; implacable : nous avons atteint les limites d’exploitation de notre planète et il nous faut rétropédaler avant qu’il ne soit trop tard, baisser notre empreinte carbone de manière drastique, sinon… l’effondrement.

Les mots sont forts, violents. L’imminence d’une échéance que l’on nous annonce dramatique et pour la première fois un futur dont on ne sait de quoi il sera fait.

En raison de leur impuissance à nous protéger des dangers et de leurs effets maintenant bien visibles ; conséquences des choix économiques et politiques qui ont été faits nous conduisant à une dépendance aux énergies fossiles et aux pesticides, entrainant le désastre social, économique et sanitaire que l’on connait actuellement, la confiance envers nos élites gouvernantes n’est plus.

Comme le disaient nos grands-parents, « à quelque chose malheur est bon ».

Face à un sentiment global de dérive et de perte de contrôle, ce signal d’alarme social et planétaire, nous ouvre, si nous regardons attentivement, un large champ de possibilités :

Questionner nos modes de vie, nos habitudes, nos croyances, nos mécanismes de pensées afin de prendre de la hauteur et de nous autoriser à imaginer nos vies différemment.

(Re)Devenir responsables en réduisant nos voyages en avions, en achetant moins, en triant nos déchets, en changeant nos habitudes alimentaires et en économisant l’énergie.

Redonner du sens et de la valeur, à nos vies en ralentissant, en levant la tête de nos écrans, en nous parlant, en partageant, en faisant nous-mêmes, en réinventant et en étant solidaires.

Et c’est ensemble, maintenant que tout se joue ! C’est ensemble et maintenant qu’il nous faut saisir cette chance qui nous est offerte ! Et c’est ensemble, maintenant dans notre ville, nos maisons, nos rues, nos associations et nos espaces partagés que nous devons commencer !

Aussi nous en appelons à toutes les enghiennoises et les enghiennois de toutes générations et milieux sociaux et culturels confondus. Ne laissons pas cette charge et cette responsabilité à nos enfants ! Écrivons et construisons ensemble, dès maintenant, notre avenir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.